Résumé du projet Ce projet de recherche vise à analyser, dans une perspective comparative, la pratique de l'arbitrage international et du commerce international dans les pays arabes, en mettant particulièrement l'accent sur le rôle et l'influence des principales institutions d'arbitrage internationales telles que la CCI, le CIRDI et la CNUDCI. L'étude cherche à déterminer dans quelle mesure les législations arabes se sont adaptées aux normes internationales de l'arbitrage commercial, notamment en ce qui concerne la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères conformément à la Convention de New York de 1958. À travers une approche descriptive, analytique et comparative, le projet examinera les développements récents du droit de l'arbitrage international dans plusieurs pays arabes (comme l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Jordanie), ainsi que l'impact de la modernisation législative sur l'attractivité de ces États comme sièges d'arbitrage. L'objectif final est de proposer une vision intégrée et modernisée du système de l'arbitrage international dans le monde arabe, conciliant la conformité aux standards internationaux avec la préservation des spécificités juridiques et culturelles régionales. Introduction: L'arbitrage n'est pas un terme nouveau dans le monde juridique. Depuis l'aube du droit, les sociétés humaines ont privilégié l'arbitrage comme moyen équitable de résoudre leurs différends. Elles rendent leurs décisions après une analyse approfondie des circonstances du litige, plutôt que de recourir à la loi et à ses règles fixes. Associé aux civilisations antiques, romaine et grecque, l'arbitrage était déjà présent dans les esprits. Le philosophe grec Aristote affirmait : « Les parties à un différend peuvent préférer l'arbitrage au système judiciaire, car l'arbitre recherche la justice, tandis que le juge ne considère que la législation. » C'est dans cette perspective que l'arbitrage a acquis son importance et sa popularité, favorisant le développement de systèmes arbitraux et sa reconnaissance comme une institution alternative, dotée de ses propres spécificités, de son efficacité et de son importance, et qui surpasse souvent le système judiciaire pour rendre justice. Des civilisations antiques à l'Islam, qui a considérablement renforcé le rôle de l'arbitrage, jusqu'aux systèmes juridiques modernes, l'arbitrage demeure un outil judiciaire flexible et essentiel, avec ses propres règles qui déterminent la composition des instances arbitrales, leur évaluation et celle de leurs décisions, ainsi que la validité et la solidité de ces dernières. En outre, elle définit l'ensemble des procédures sur lesquelles repose le processus d'arbitrage, notamment suite à l'émergence de différents types d'arbitrage. Dans cette recherche, nous mettrons en lumière deux types d'arbitrage qui déterminent l'entité qui le mène : l'arbitrage institutionnel et l'arbitrage ad hoc, et nous examinerons dans quelle mesure chacun peut être utilisé. Toutefois, tout ce qui précède, et notamment l'importance de l'arbitrage et la préférence marquée des parties pour ce mode de règlement des différends par rapport aux tribunaux ordinaires, n'implique pas l'absence de lien entre le pouvoir judiciaire et l'arbitrage. Le pouvoir judiciaire demeure responsable de son rôle de contrôle des procédures et des décisions arbitrales, ainsi que de leur application, sans compter les conflits de compétence qui surviennent fréquemment entre l'arbitrage et le pouvoir judiciaire sur certaines questions. Les pays arabes, qui ont souffert de nombreuses guerres et conflits ayant entraîné des déclins importants dans divers aspects de la vie politique, sociale, économique et juridique, et qui ont déployé des efforts considérables pour remédier aux lacunes et aux retards dans ces domaines, sont peut-être plus à même d'éclairer la réalité de l'arbitrage dans leurs pays et son évolution entre leur législation ancienne et moderne, ainsi que certaines applications judiciaires pratiques dans lesquelles l'arbitrage a