Photo de Elsa Fondimare

Elsa Fondimare

Maître de conférences, Droit public.

Université Paris Nanterre · UFR de Droit et Science politique Centre de Recherches et d’Etudes sur les Droits Fondamentaux — CREDOF
Université Paris NanterreUFR de Droit et  Science politiqueCentre de Recherches et d’Etudes sur les Droits Fondamentaux

Actualités scientifiques

Colloque
13 janv. 2026 · Nanterre
Parution
13 nov. 2025
Colloque
6 juin 2024 · Paris
Atelier
19 janv. 2024 · Nanterre
Parution
20 déc. 2023
Colloque
17 nov. 2023 · Nanterre
Journée d'étude
1 juil. 2022 · Nanterre
Colloque
24 mars 2022 · Nanterre Cedex
Journée d'étude
1 avr. 2021 · Nanterre

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'impossible indifférenciation : le principe d'égalité dans ses rapports à la différence des sexes, soutenue en 2018 à Paris 10 sous la direction de Stéphanie Hennette-Vauchez présidée par Jérôme Porta, membres du jury : Olivia Bui-Xuan (Rapp.), Anne Levade (Rapp.), Michel Rosenfeld    

    La crainte d’une indifférenciation entre les sexes qui serait portée au nom du principe d’égalité est aujourd’hui prégnante dans les discours politiques et juridiques. L’ouverture du mariage aux couples de même sexe, la lutte contre les stéréotypes de genre ou encore la facilitation de la procédure de changement de sexe sont autant de réformes qui ont suscité de fortes réactions opposées à la remise en cause de la différence des sexes en droit. Il est vrai que le principe d’égalité des sexes a progressivement été construit, tout au long du XXe siècle, comme une exigence d’indifférenciation entre les sexes, notamment à travers l’affirmation d’un principe de non-discrimination en raison du sexe. En ce sens, le rapport du principe d’égalité à la différence des sexes a peu à peu été envisagé comme un rapport d’opposition. Toutefois, et c’est un point fondamental, ce projet politique d’indifférenciation rattaché au principe d’égalité des sexes bute sur l’impossibilité pour le droit de remettre en cause la différence des sexes. Le droit ne peut en effet se passer de la différence des sexes, pour deux raisons essentielles : d’une part, le droit prend en compte la différence des sexes pour lutter contre les inégalités de fait ; d’autre part, le droit est lui-même producteur de la différence des sexes, par les règles de l’état civil et de la filiation. Les rapports entre le principe d’égalité et la différence des sexes apparaissent ici contradictoires : d’un côté, l’évolution de la conception de l’égalité conduit à admettre la différence des sexes en vue de remettre en cause les inégalités de genre (rapport d’admission) tandis que, de l’autre, la différence des sexes est exclue d’une analyse en termes d’égalité, confortant les fondements des inégalités de genre (rapport d’exclusion).

  • Ouvrages

    Elsa Fondimare, Robin Médard Inghilterra (dir.), Préférences et discriminations: réflexions sur la liberté et ses espaces persistants, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2023, Colloques & Essais, 428 p. 

  • Chapitres d'ouvrage

    Elsa Fondimare, Stéphanie Hennette-Vauchez, Barbara Havelková, Mathias Möschel, « Incompatibility between the ‘French Republican Model’ and Anti-Discrimination Law? »Barbara Havelková, Mathias Möschel (dir.): Deconstructing a Familiar Trope of Narratives of French Law, Anti-Discrimination Law in Civil Law Jurisdictions :, Oxford University Press, 2019  

  • Articles

    Elsa Fondimare, Laurie Marguet, « La parité en France et en Allemagne », Paris : Société de législation comparée, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2016, pp. 649-679  

    En France comme en Allemagne, la prise en compte de l’enjeu d’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions politiques a conduit à l’adoption d’actions positives. Toutefois, en France, l’opposition de principe du Conseil constitutionnel contre les mesures de quotas par sexe en 1982 a conduit le constituant à intervenir en 1999 pour inscrire dans la Constitution l’objectif d’égal accès. Celui-ci s’est fondé sur un registre de justification spécifique au contexte français, par le renvoi au concept de «parité » . Au contraire, en Allemagne, les mesures de quotas ont été adoptées spontanément par les partis politiques, aboutissant à une plus grande efficacité des mesures qu’en France. L’intervention du constituant ou du législateur n’a pour cela pas été nécessaire ; il n’est du reste pas certain qu’elle aurait été juridiquement possible. Il semble néanmoins que l’écart entre les deux États, tant au regard du registre de justification des actions positives que de leur mise en oeuvre, tende à s’atténuer, notamment en raison de l’intervention commune des législateurs français et allemands pour favoriser l’égalité réelle des femmes et des hommes, au-delà de la simple sphère politique.

    Elsa Fondimare, « La loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes à l’épreuve du Conseil constitutionnel », La Revue des droits de l'Homme, CTAD-CREDOF (Centre de recherche et d'études sur les droits fondamentaux) , 2013   

  • Communications

    Elsa Fondimare, « Les libertés associatives », le 13 janvier 2026 

    Colloque organisé par le CREDOF (CTAD, Université Paris Nanterre - CNRS)

    Elsa Fondimare, « Le vécu familial de la transidentité à la croisée du droit et des institutions », le 17 octobre 2025 

    Colloque organisé par le CERCRID (UMR 5137), l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), l’École Universitaire de Recherche Sciences Sociales du Genre et de la Sexualité (EUR GSST), l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS) et le Laboratoire d’Excellence Transformation de l’Etat, Politisation des Sociétés, Institution du Social (LabEX TEPSIS)

    Elsa Fondimare, « Préférences & Discriminations », le 06 juin 2024 

    Colloque organisé par l'ISJPS, Université paris 1 Panthéon-Sorbonne - CNRS, avec le CREDOF (Université Paris Nanterre - CTAD).

    Elsa Fondimare, « La Charte de l'environnement a vingt ans : de l'utilité juridique d'un texte constitutionnel », le 03 avril 2024 

    Journée d'étude organisée par le CTAD, CNRS - Université Paris Nanterre, sous la direction scientifique de Véronique Champeil-Desplats & Patricia Rrapi

    Elsa Fondimare, « La privatisation de l’espace public », le 19 janvier 2024 

    Atelier organisé par le Centre de Recherches en Droit Public - CRDP, Université Paris Nanterre

    Elsa Fondimare, « Droit et genre en France : un premier bilan ? », le 17 novembre 2023 

    Dixième anniversaire du Programme REGINE - Recherches et Etudes sur le Genre et les Inégalités dans les Normes en Europe, Université Paris Nanterre.

    Elsa Fondimare, « Le droit à l'avortement après l'arrêt de la Cour suprême américaine Dobbs vs Jackson Women's Health Organization », le 23 mars 2023 

    Demi-journée d'étude organisée dans le cadre du séminaire "Le cas et la perplexité" par le LIER-FYT, EHESS

    Elsa Fondimare, « Cinquante ans de lutte contre le racisme », le 01 juillet 2022 

    Organisée par Mathieu Soula, CHAD, FIND Nanterre & Thomas Hochmann, CTAD Nanterre

    Elsa Fondimare, « Entre inclusion et exclusion », le 24 mars 2022 

    Colloque organisé par le Centre de Théorie et Analyse du Droit sous la direction scientifique de Camille Aynès (CTAD/ ComUE Paris Lumières).

    Elsa Fondimare, « Sous le feu de la critique », le 01 avril 2021 

    Organisée par l’Université Paris Nanterre, Centre de théorie et Analyse du droit

    Elsa Fondimare, « Droits fondamentaux et crise du pluralisme », le 19 novembre 2020 

    Organisé par le LexFEIM, Université Le Havre-Normandie sous la direction de Fabien Bottini.

    Elsa Fondimare, « Retravailler les grands concepts à partir d’une perspective de genre », le 13 mars 2019 

    Conférence d’actualité de l’Axe GENRE