Université Paris NanterreUFR de Droit et  Science politiqueCentre de Droit Pénal et de Criminologie
De la normalisation de l’état d’urgence à sa routinisation ? Une étude empirique des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS)
Conférence organisée par le CDPC, Faculté de droit, Université Paris Nanterre
jeudi20nov.2025
17h19h
Conférence et cycle Passé Nanterre

Présentation

 

Déjà bien documentée, la normalisation des dispositifs d’exception issus de l’état d’urgence a conféré au ministère de l’Intérieur le pouvoir d’édicter, en tout temps, des mesures administratives limitant la liberté d’aller et de venir des individus en les assignant à résidence, à condition de démontrer que celles-ci visent à « prévenir la commission d'actes de terrorisme ». Ces nouvelles prérogatives soulèvent une série de questions pour qui s’intéresse à la banalisation de mesures exceptionnelles et ses effets sur l’État de droit : sept ans après la loi SILT du 30 octobre 2017 qui a fait entrer ce dispositif dans le droit commun, quel usage en est-il fait par les autorités ? Les profils ciblés sont-ils les mêmes que pendant l’état d’urgence ? Le brouillage des frontières entre police administrative et police judiciaire en matière antiterroriste s’est-il accentué au profit de la première ? Et surtout, quel est le standard de contrôle juridictionnel qui s’exerce sur ces mesures ?

 

Programme

 

17h00 : Interventions de Stéphanie Hennette-Vauchez, Professeure, Université Paris Nanterre
Nicolas Klausser, Chargé de recherches, CESDIP
Vincent Louis, Doctorant, CREDOF

19h00 : Fin

 

 

Entrée libre

Conférence organisée par le CDPC, Faculté de droit, Université Paris Nanterre
Localisation
Faculté de droit Salle 417 - Bât. Simone Veil 200 Avenue de la République 92000 Nanterre