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Frédéric Zalewski

Maître de conférences, Science politique.

Université Paris Nanterre · UFR de Droit et Science politique Institut des Sciences Sociales du Politique — ISP
Université Paris NanterreUFR de Droit et  Science politiqueInstitut des Sciences Sociales du Politique

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La reconversion du Parti Paysan Polonais PSL (Polskie Stronnictwo Ludowe) 1988-1998, soutenue en 2002 à Paris 10 sous la direction de Georges Mink et Maria Halamska 

    Cette thèse a pour objet la reconversion, en Pologne, d'un ancien "parti satellite", le ZSL (Zjednoczone Stronnictwo Ludowe, Parti Paysan Unifié) en parti paysan adapté au jeu politique démocratique post-communiste. Le nouveau parti, le PSL (Polskie Stronnictwo Ludowe, Parti paysan polonais) proclame sa filiation avec les partis paysans ayant existé en Pologne jusqu'en 1945 et en reprend l'un des sigles. Une première partie vise à étudier les diverses formes, pratiques ou symboliques, prises par le mouvement paysan sous le régime communiste en Pologne. . . Une deuxième partie porte ensuite sur les changements démocratiques de 1989 à proprement parler. . .

  • Ouvrages

    Frédéric Zalewski, Matthieu Rey, Laura Ruiz de Elvira Carrascal, Le sens de l'action: conflits de cadrages et interactions stratégiques, L'Harmattan, 2020, 133 p. 

    Frédéric Zalewski (dir.), La politique historique en Pologne: la mémoire au service de l'identité nationale, PUF, 2020, 213 p. 

    Frédéric Zalewski (dir.), Révolutions conservatrices en Europe centrale et orientale, Necplus, 2017, 205 p. 

    Frédéric Zalewski, Jérôme Heurtaux, Introduction à l'Europe post-communiste, De Boeck, 2012, Ouvertures politiques, 272 p. 

    Frédéric Zalewski, Antoine Roger, Laure Neumayer (dir.), L'Europe contestée. Espaces et enjeux des positionnements contre l'intégration européenne: espaces et enjeux des positionnements contre l'intégration européenne, Michel Houdiard Éditeur, 2008, 272 p. 

    Frédéric Zalewski, Paysannerie et politique en Pologne: trajectoire du parti paysan polonais du communisme à l'après communisme, 1945-2005, Michel Houdiard éditeur, 2006, Essais, 214 p. 

    Frédéric Zalewski (dir.), Slovaques et Tchèques réanalysent la séparation, Association des amis et lecteurs de La Nouvelle Alternative, 2003, 202 p. 

    Frédéric Zalewski, Bruno Drweski, Retour d'exil, entrée en politique, La Nouvelle Alternative, 2002, La Nouvelle Alternative, 201 p. 

  • Articles

    Frédéric Zalewski, « L'échec du CAEM, une histoire des rapports de pouvoir dans le monde socialiste : entretien avec Simon Godard », Revue d'Etudes Comparatives Est-Ouest, Presses Universitaires de France, 2022 

    Frédéric Zalewski, Françoise Daucé, Ioulia Shukan, Kathy Rousselet, Anne Madelain [et alii], « Les traces de 1991 », Revue d'Etudes Comparatives Est-Ouest, Presses Universitaires de France, 2021, n°2  

    Frédéric Zalewski, « Les Marches de l’indépendance à Varsovie. Recompositions et transformations des droites extrêmes depuis les années 2000 en Pologne », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté, sécurité et L'Harmattan, 2020, n°117, pp. 35-60   

  • Communications

    Frédéric Zalewski, « Journée de la mémoire des génocides et de prévention des crimes contre l'humanité », le 27 janvier 2023 

    Organisée par la faculté de droit, Paris-Nanterre

    Frédéric Zalewski, « La formation des régimes autoritaires : analyse comparée de récents développements européens », le 01 février 2019 

    Organisé par l’IRJI et la Faculté de droit et économie de l’Université de Tours

    Frédéric Zalewski, « La démocratie à l'épreuve de l'autoritarisme », le 16 novembre 2017 

    Organisé sous la coordination scientifique de Pascal Bonnard, UJM, Triangle ; Dorota Dakowska, Lyon 2, IUF, Triangle ; Boris Gobille, ENS de Lyon, Triangle, avec l’appui de Marie Laure Geoffray, Université Sorbonne Nouvelle – IHEAL

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Victor Violier, Façonner l’Etat, former ses serviteurs : les reconfigurations de la politique des cadres de la fin de l'Union soviétique à la Russie de Vladimir Poutine, soutenue en 2021 à Paris 10 sous la direction de Béatrice Hibou présidée par Françoise Daucé, membres du jury : Gilles Favarel-Garrigues (Rapp.), Valérie Lozac'h (Rapp.), Carole Sigman   

    Cette recherche s'intéresse à la construction de l'État et de sa légitimité dans l'espace post-communiste en prenant la Russie comme cas et son administration comme entrée, à rebours des approches en termes d'aire culturelle et à partir des outils ordinaires des sciences sociales du politique. Elle se concentre, dans une perspective diachronique, sur l'étude des dispositifs institutionnels de formation des cadres et de leur transformation en mêlant travail d'archives, entretiens sociologiques et enquête ethnographique. Elle se penche sur les reconfigurations des institutions fédérales, régionales et locales, de l'Académie des sciences sociales de l'Union soviétique (1946) et des écoles régionales du PCUS à l'Académie Présidentielle (2010) et ses filiales régionales. Elle montre comment les reformulations soviétiques tardives puis post-soviétiques de la politique des cadres stalinienne nourrissent, d’une part, les luttes et les affrontements autour de ses redéfinitions matérielle et symbolique et, d’autre part, les transformations de l’État et la reconfiguration de l’action publique en Russie soviétique et post-soviétique. Dans cette optique, la thèse se concentre plus précisément sur des moments critiques, au cours desquels se (re)jouent les négociations, se (re)nouent et se dénouent les tensions, et se concentrent les affrontements autour des définitions de ce qu’était, ce qu’est et enfin ce que doit être l’État en Russie. Elle entend restituer, par-delà les discours des pouvoirs et des institutions successives, l’intelligibilité des reconfigurations de la relation de pouvoir entre l’État et la société, du périmètre de l’action publique et, consubstantiellement, de la mission dévolue aux agents de l’État et de l’administration en tant qu’appareil bureaucratique d’encadrement et de contrôle social en étudiant les luttes matérielles et symboliques autour des définitions/redéfinitions du modèle du cadre soviétique puis russe. Par l’étude de la transition des institutions de formation et des réformes successives du cursus honorum et des curricula des serviteurs de l’État, cette sociogenèse de la kadrovaja politika donne à voir les modalités de redéfinition matérielles et symboliques de l’État et de son administration, sa place dans la société et les rapports entretenus avec elle. La thèse vise ainsi à porter un nouveau regard sur les transformations des rapports entre l’État et la société, par l’étude des lieux de production d’une pensée d’État à des moments charnières et une attention particulière portée aux processus de délégitimation-relégitimation du monopole d’administration de la domination politique et de l’action publique.

  • Membre du jury

    Rodolphe Droalin, La répression des opposants nationalistes en russie (2010-2022) : sociologie d'un désengagement radical en contexte autoritaire, soutenue en 2025 à Paris EHESS sous la direction de Françoise Daucé présidée par Korine Amacher, membres du jury : Gilles Favarel-Garrigues (Rapp.), Stéphane François (Rapp.), Marlène Laruelle  

    Cette thèse porte sur la répression étatique subie par les mouvements natonalistes d’opposition russes. Habituellement, le gouvernement russe est associé au nationalisme et son opposition aux valeurs libérales et démocratiques. Il existe cependant une opposition nationaliste au régime de V. Poutine, ce qui peut sembler paradoxal. A travers le gouvernement russe et son opposition nationaliste, ce sont deux interprétations du nationalisme russe qui se font face : le premier est impérial, multinational, anti-occidental et repose sur la loyauté à l’Etat; le second postule la primauté des Russes ethniques et affirme l’appartenance de la Russie à la culture européenne et à la “race blanche”. Pour trancher ces visions opposées de l’identité russe, c’est la répression, au nom de la lutte contre l’extrémisme, qui nourrit pour une large part le conflit entre le gouvernement russe et ses opposants nationalistes. En effet, alors qu’un rapprochement était possible lorsque V. Poutine arrive au pouvoir en 2000, les mouvements nationalistes hors-système deviennent une menace pour l’ordre public et la stabilité du régime. Des groupes de skinheads commettent de nombreuses agressions racistes, des mouvements, notamment le Mouvement de lutte contre l’immigration illégale (DPNI) créé en 2002, participent à des émeutes ethniques de grande envergure comme à Kondopoga en 2006, des organisations néonazis terroristes organisent des attentats. Alors que les services de sécurité russes se montraient au départ plutôt indulgents face aux violences racistes, une répression plus intense des mouvements nationalistes russes se met en place à partir de la fin des années 2000. En réponse à cette répression, les militants nationalistes s’affirment comme des opposants au régime et appellent à le renverser, quitte à s’allier avec l’opposition libérale. Dans le même temps, les répressions politiques contre les opposants et les voix critiques se renforcent. La lutte contre l’extrémisme devient un instrument de répression politique. S’opposer au pouvoir ou le critiquer, c’est s’exposer à des poursuites judiciaires pour extrémisme. Dans ce contexte, les opposants nationalistes se trouvent dans une position paradoxale : sont-ils poursuivis parce qu’ils font la promotion et l’usage de la violence raciste ou bien parce qu’ils sont des opposants au pouvoir ? De leur côté, ils se présentent comme des combattants de la liberté qui luttent pour la liberté d’expression. La répression provoque une crise du militantisme nationaliste russe. Les organisations sont tour à tour interdites, leur dirigeants emprisonnés. La répression provoque une fragmentation de l’opposition nationaliste et le désengagement d’une grande partie des militants. Ceux qui continuent de lutter s’adaptent mais s’exposent à une pression constante et militent dans des conditions précaires. Ces organisations, qui pouvaient rassembler plusieurs milliers de personnes n’en rassemblent plus que quelques centaines, à la veille de l’invasion massive de l’Ukraine en 2022. L’objet de cette thèse est d’étudier la crise et le désengagement du militantisme nationaliste russe radical provoqués par la répression étatique à partir d’une enquête de terrain réalisée de 2018 à 2022 à Moscou, Vilnius et Riga.

    Victor Violier, Façonner l’Etat, former ses serviteurs : les reconfigurations de la politique des cadres de la fin de l'Union soviétique à la Russie de Vladimir Poutine, soutenue en 2021 à Paris 10 sous la direction de Béatrice Hibou présidée par Françoise Daucé, membres du jury : Gilles Favarel-Garrigues (Rapp.), Valérie Lozac'h (Rapp.), Carole Sigman   

    Cette recherche s'intéresse à la construction de l'État et de sa légitimité dans l'espace post-communiste en prenant la Russie comme cas et son administration comme entrée, à rebours des approches en termes d'aire culturelle et à partir des outils ordinaires des sciences sociales du politique. Elle se concentre, dans une perspective diachronique, sur l'étude des dispositifs institutionnels de formation des cadres et de leur transformation en mêlant travail d'archives, entretiens sociologiques et enquête ethnographique. Elle se penche sur les reconfigurations des institutions fédérales, régionales et locales, de l'Académie des sciences sociales de l'Union soviétique (1946) et des écoles régionales du PCUS à l'Académie Présidentielle (2010) et ses filiales régionales. Elle montre comment les reformulations soviétiques tardives puis post-soviétiques de la politique des cadres stalinienne nourrissent, d’une part, les luttes et les affrontements autour de ses redéfinitions matérielle et symbolique et, d’autre part, les transformations de l’État et la reconfiguration de l’action publique en Russie soviétique et post-soviétique. Dans cette optique, la thèse se concentre plus précisément sur des moments critiques, au cours desquels se (re)jouent les négociations, se (re)nouent et se dénouent les tensions, et se concentrent les affrontements autour des définitions de ce qu’était, ce qu’est et enfin ce que doit être l’État en Russie. Elle entend restituer, par-delà les discours des pouvoirs et des institutions successives, l’intelligibilité des reconfigurations de la relation de pouvoir entre l’État et la société, du périmètre de l’action publique et, consubstantiellement, de la mission dévolue aux agents de l’État et de l’administration en tant qu’appareil bureaucratique d’encadrement et de contrôle social en étudiant les luttes matérielles et symboliques autour des définitions/redéfinitions du modèle du cadre soviétique puis russe. Par l’étude de la transition des institutions de formation et des réformes successives du cursus honorum et des curricula des serviteurs de l’État, cette sociogenèse de la kadrovaja politika donne à voir les modalités de redéfinition matérielles et symboliques de l’État et de son administration, sa place dans la société et les rapports entretenus avec elle. La thèse vise ainsi à porter un nouveau regard sur les transformations des rapports entre l’État et la société, par l’étude des lieux de production d’une pensée d’État à des moments charnières et une attention particulière portée aux processus de délégitimation-relégitimation du monopole d’administration de la domination politique et de l’action publique.