Le thème de ce doctorat est dédié, comme l'indique le titre, à l'éventuel système de protection des animaux dans le droit romain. Ce sujet s'intègre dans la continuité de mon actuel mémoire de recherche, consistant en une recherche comparative entre les différentes classifications juridiques des animaux, en partant du droit romain archaïque, jusqu'au droit savant médiéval du XIIIe siècle, rédigé pour mon Mater II en Histoire du Droit au sein de l'Université Panthéon Assas de Paris. Lors de mes recherches pour le mémoire, j'ai eu l'occasion d'étudier la thèse de doctorat du Professeur Pietro Paolo Onida, Studi sulla condizione degli animali non umani nel sistema giuridico romano, qui a été une de mes principales sources d'inspiration. J'ai ainsi eu l'opportunité de découvrit tout l'univers légal romain en matière d'animaux, et d'un point de vue de la classification juridique, et en ce qui concerne la tutelle et protection processuelle. Très intéressant, d'ailleurs, le discours introductif qui s'inspire au droit grec ancien et la relation philosophico-religieuse qui existe entre hommes et animaux. À partir de ce premier point, j'ai déplacé l'axe de recherche sur la classification en premier lieu, mais aussi sur la représentation, et tutelle processuelle regardant les animaux, ainsi que sur les règles et usages de caractère religieux ou/et social dans la relation homme-animal. La partir plus intéressante de ma recherche a été de pouvoir constater l'existence de beaucoup de similitudes parmi ces règles d'ordre juridico social en époques différentes et dans des systèmes juridiques différents. Comme par exemple l'institution de la noxae deditio, de laquelle, existaient des procédures similaires dans le droit grec ancien, systématisées et institutionnalisées par le droit romain y persistant, et transposée de façon volontaire ou non, dans les lois barbares, comme la lex Salica, le breviarium Alariciarium, dans les Decretales Gregorii IX (ou l'on fait explicitement référence à l'actio de pauperies) et plus tardivement, dans les coutumes de Beauvaisis. Les animaux étaient certainement juridiquement inclus dans le domaine des res, et considérés donc comme des biens patrimoniaux. D'un point de vue socio éthique et philosophico religieux, cette limitation de la catégorie animale a été plusieurs fois remise en question, à la fois en temps anciens avec la doctrine pythagoricienne, mais aussi, plus tardivement, au Moyen Age par des thèses de la théologie chrétienne. Toutes ces thèses conféraient aux animaux des formes de conscience et de raison. Ceci serait à l'origine de la prévision de limites dans les comportements violents de la part des humains aux égards des animaux. Et ceci, non seulement dans le but de protéger le bien, et l'intérêt du dominus, mais aussi dans le but de sauvegarder l'intégrité physique de l'animal en tant qu'être. Constater l'existence de ces similitudes dans les différents systèmes juridiques m'a particulièrement intéressé dans l'optique d'une étude comparative des normes en matière d'animaux. Une thèse de doctorat me donnerait la possibilité de contribuer à l'approfondissement de m'étude des normes concernant la protection des animaux, qu'elles soient d'ordre strictement juridique, éthique ou religieux. L'état actuel des connaissances, et les études effectuées jusqu'à ce jour, ont été concentrés principalement sur la condition générale de l'animal pendant l'antiquité et au Moyen Age, ou bien sur des thèmes strictement juridiques, comme par exemple l'actio de pauperies. L'étude de la relation entre ces entités a eu un rôle secondaire. Nous pouvons citer quelques exemples, comme déjà évoqué « Studi della condizione degli animali non umani nel sistema giuridico romano », du professeur P.P. Onida, ou encore les articles et travaux de Madame le professeur Teresa Gimenez Candela, comme « El régimen pretorio subsidiario de la acción noxal », ou encore dans le même sens la thèse du Docteur Gilles Raphaël, « L'action de paupéries » en ce qui concerne l'époque romaine et ancienne. Les uvres du professeur Edward P