Photo de Nicolas Derasse

Nicolas Derasse

Maître de conférences, Histoire du droit et des institutions.

Université de LilleFaculté des Sciences Juridiques, Politiques et SocialesCentre d'Histoire Judiciaire

Actualités scientifiques

Colloque
9 oct. 2024 · Lille
Colloque
5 juin 2024 · Amiens
Séminaire
16 mai 2024 · Chihuahua, Chihuahua, México
Colloque
20 oct. 2022 · Bordeaux
Parution
3 nov. 2021
Colloque
9 sept. 2021 · Toulouse
Table ronde
9 avr. 2021
Colloque
5 mars 2020 · Lille
Colloque
14 juin 2019 · Bordeaux
Séminaire
11 janv. 2019 · Villeneuve-d'Ascq
Colloque
19 oct. 2018 · Lille Cedex

Responsabilités

Responsabilités pédagogiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La défense dans la procès criminel sous la Révolution et le Premier empire (1789-1810) : les mutations d'une fonction et d'une procédure, soutenue en 1998 à Lille 2 sous la direction de Jean-Pierre Royer 

    Le thème de la défense entre la Révolution et le Premier empire reste encore largement méconnu. Ce constat prévaut tant au sujet des droits qui sont octroyés à l'accusé dans le cadre de la procédure criminelle qu'a propos des évolutions rattachées au statut du défenseur. Si l'on sait qu'un certain nombre de réformes furent avancées sur ces questions lors de la dernière décennie de l'ancien régime, la portée de ces doléances dans les années qui ont suivi 1789 a été laissée dans l'ombre de la part de l'historiographie. A ce titre, l'étude de la pratique et de la législation révèle que la défense, représentée par l'accusé et son conseil, demeure confrontée au cours de cette période aux décisions de l'autorité politique, soucieuse de pouvoir contrôler l'étendue des prérogatives conférées a la défense en restreignant, d'une part, les libertés accordées au défenseur et en préservant, d'autre part une certaine rigueur dans la poursuite et l'instruction des affaires criminelles. En dépit des mesures qu'elle est amenée à prendre, l'autorité politique ne parvient pas cependant à faire disparaitre les traditions qui se sont instaurées au sein de la défense depuis l'époque monarchique. A l'exception des règles introduites dès 1789 telles que l'adjonction d'un conseil a l'accusé, la publicité et l'oralité des débats criminels, venues rompre dans leur ensemble avec les formes de l'ancien droit, la défense ne survit en réalité qu'à travers l'empreinte qu'apposent les hommes de loi de l'ancien régime, mieux armes pour répondre aux sollicitations des accusés et des magistrats confrontés à l'obligation de désigner un conseil. Leur présence comble ici- même les lacunes d'une défense libre et dénuée de règles spécifiques, idéal révolutionnaire que le consulat puis l'empire s'efforcent de gommer en conférant a nouveau un statut au défenseur.

  • Ouvrages

    Nicolas Derasse, Évelyne Bonis-Garçon, Virginie Peltier, Capucine Jacquin-Ravot, Carlos Eduardo Adriano Japiassú [et alii], Covid-19, prison et normes pénales, LexisNexis, 2024, 302 p. 

    Nicolas Derasse, Marie Bassano, Luisa Brunori, Cristina Ciancio, Florent Garnier [et alii], La volonté Italie-France allers-retours, Presses de l'Université Toulouse Capitole, 2023, Études d’histoire du droit et des idées politiques  

    La volonté. Voilà une notion qui est la croce e delizia de tout juriste. Elle n’a pas manqué de nourrir la réflexion depuis plusieurs siècles d’histoire juridique et suscite toujours des questionnements contemporains. La dimension diachronique, l’approche comparative et la réflexion collective sont au cœur des rencontres « France-Italie » depuis 2018. Par leur format original et l’ambition d’identifier et d’analyser la circulation des idées juridiques entre les deux pays et leurs juristes, les journées toulousaines de 2021 proposent d’interroger à nouveaux frais un thème déjà fécond. Les contributions réunies dans le présent volume ont permis de croiser les réflexions d’historiens du droit français et italiens pour saisir une notion qui n’est pas univoque ni un principe universel. Ils se sont également interrogés sur les moyens et les éléments qui ont façonné cette variabilité notionnelle en relation avec leur contexte d’élaboration et d’utilisation. Volonté individuelle et volonté collective, volonté juridique et volonté réelle sont quelques-unes des multiples facettes de la notion. Elles ont retenu l’attention d’une vingtaines de juristes historiens pour lesquels « l’une des tâches fondamentales de l’histoire du droit consiste à rappeler aux juristes que les principes et concepts généraux n’ont pas une signification absolue ou intemporelle »

    Nicolas Derasse, Jean-Pierre Allinne, Mathieu Soula, Emmanuel Berger, Jocelyne Castaignède [et alii], Les récidivistes: représentations et traitements de la récidive, XIXe-XXIe siècle actes du colloque international de Pau, 9 et 10 décembre 2009, Presses universitaires de Rennes, 2019  

    Faut-il reprendre à son compte des catégories d'État sans en interroger la genèse et la construction, sans dépasser le langage impersonnel et neutralisant du droit, sans en analyser l'efficience et les effets ? Faut-il admettre que les « récidivistes » désignent historiquement un même groupe homogène et véhiculent les mêmes impensés, les mêmes peurs, les mêmes fantasmes depuis plus de deux siècles ? Ou faut-il poser comme point de départ à toute tentative de compréhension des objets « récidive » et « récidivistes » que ce sont des catégories juridiques historiquement situées, des construits politiques qui se sont imposés par la force du droit et qui ont perduré au prix de changements de sens masqués par l'apparente neutralité de la qualification juridique. Tentant d'ouvrir cette seconde voie, cet ouvrage se propose de redonner aux « récidivistes » une dimension historique, d'analyser la consolidation de cette catégorie au XIXe siècle et les raisons et les effets de sa permanence, dont on mesure aujourd'hui encore toute l'actualité. Fruit d'une rencontre de chercheurs issus de différentes disciplines (histoire, socio-histoire, droit, histoire du droit, sociologie), ce livre essaie d'éclairer la question en multipliant et confrontant les points de regard dans la perspective d'embrasser le plus largement un objet tout à la fois juridique, historique, politique et sociologique. C'est au prix (de la poursuite) d'une telle discussion interdisciplinaire que les enjeux liés à la récidive peuvent être mis à jour et par la suite analysés et éclairés

    Nicolas Derasse, Jean-Pierre Royer, Jean-Paul Jean, Bernard Durand, Histoire de la justice en France: du XVIIIe siècle à nos jours, Puf, 2016, Droit fondamental (Classiques), 1290 p. 

    Nicolas Derasse, Astrid Hirschelmann, Sonia Harrati, Paul Mbanzoulou (dir.), Évaluation de la dangerosité des personnes placées sous main de justice: construction d'un guide d'investigation forensique à destination des professionnels intervenant auprès des personnes placées sous main de justice GIP INFO [i.e Guide INFO] rapport de recherche, mars 2014, Mission de recherche Droit et justice, 2014, 160 p. 

    Nicolas Derasse, Sylvie Humbert, Jean-Pierre Royer (dir.), La prison, du temps passé au temps dépassé, L'Harmattan, 2012, Droit, société et risque, 230 p.  

    Nicolas Derasse, Jean-Pierre Royer, Jean-Paul Jean, Bernard Durand, Histoire de la justice en France: du XVIIIe siècle à nos jours, Presses universitaires de France, 2010, Droit fondamental (Classiques), 1305 p. 

    Nicolas Derasse, Annie Deperchin, Bruno Dubois (dir.), Figures de justice: études en l'honneur de Jean-Pierre Royer, Centre d'Histoire Judicaire Editeur, 2004, 752 p. 

    Nicolas Derasse, Chantal Souyris, L'Exécution dans le Nord de 1811 à 1880, 1992 

  • Chapitres d'ouvrage

    Nicolas Derasse, Johanne Saison, Pauline Türk, « Droit constitutionnel - Institutions européennes », in Lextenso Gualino (dir.), Les QRC des concours d'entrée aux IRA - 5e édition :, , 2016 

  • Articles

    Nicolas Derasse, Jean-Claude Vimont, « Observer pour orienter et évaluer. Le CNO-CNE de Fresnes de 1950 à 2010 », Criminocorpus, revue hypermédia. Histoire de la justice, des crimes et des peines, Criminocorpus , 2014 

    Nicolas Derasse, « Les défenseurs officieux : une défense sans barreaux », Paris : Armand Colin, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 49-67  

    Conformément à leur volonté de rapprocher la justice de la Nation, les Constituants autorisent les citoyens à prendre la défense d'autrui devant les tribunaux et à désigner le conseil de leur choix pour les représenter en justice. La liberté de la défense devient ainsi la norme à partir de janvier 1 791 et met en avant de nouveaux acteurs de la plaidoirie qu'on nomme les défenseurs officieux. Ces hommes, amenés à remplacer les avocats dont la fonction a été supprimée au début de la Révolution, ne sont astreints à aucune règle professionnelle. Investis de la confiance des parties, ils doivent défendre idéalement l'ami et lui rendre service sans contrepartie financière. Leur parcours, critiqué dès la Révolution, montre que l'Assemblée constituante, malgré ses ambitions, n'est pas parvenue à effacer la règle selon laquelle défendre est un métier réservé aux praticiens du droit, même démunis de leur titre, et délaissé par des particuliers sans bagage juridique. Ainsi, la défense officieuse a surtout été une étape dans l'histoire du barreau, à une période où l'homme de loi, quelle que soit son origine professionnelle, inspire une certaine méfiance et de la crainte aux autorités politiques de la Révolution et du Consulat.

  • Articles

    Nicolas Derasse, Le voyage pénal au XIXe siècle, Lille : Université Lille 3, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 181-182  

    Derasse Nicolas. Le voyage pénal au XIXe siècle. In: Revue du Nord, tome 77, n°309, Janvier-mars 1995. pp. 181-182.

  • Communications

    Nicolas Derasse, « Le juge et l'expert : en quête de vérité », le 09 octobre 2024 

    Colloque organisé par la Faculté de sciences juridiques, politiques et sociales, Université de Lille, l'IPAG et le CHJ.

    Nicolas Derasse, « Antoine Loisel », le 05 juin 2024 

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Cédric Glineur, Rémi Faivre-Faucompré et Sophie Sédillot.

    Nicolas Derasse, « Los actores en la resolución de conflictos », le 16 mai 2024 

    Nicolas Derasse, « La crise de la Covid-19 en milieu carcéral », le 20 octobre 2022 

    Organisé par l'ISCJ, Université de Bordeaux sous la responsabilité scientifique de Mmes Évelyne Bonis et Virginie Peltier, professeurs à l'université de Bordeaux

    Nicolas Derasse, « Révolutions et Droit / Revoluciones y Derecho », le 14 septembre 2022 

    Organisé par le Centre d'Histoire Judiciaire, Université de Lille dans le cadre du Laboratoire international associé Lex & Concordia

    Nicolas Derasse, « Le volet répressif de la loi pour la confiance dans l'institution judiciaire », le 04 mars 2022 

    Organisé par l'EMRJ - Equipe méditerranéenne de recherche juridique (UR 7311), Université de Corse Pasquale Paoli avec le soutien de l'ENM, l'Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice, et l'Ecole des avocats de Corse

    Nicolas Derasse, « La volonté », le 09 septembre 2021 

    Colloque franco-italien organisé par le CTHDIP, Université Toulouse 1 Capitole, et le CHJ, Université de Lille / CNRS.

    Nicolas Derasse, « Fight Against International Terrorism », le 09 avril 2021 

    This conference is funded by the European Union’s Justice Programme (2014-2020).

    Nicolas Derasse, « Gravité et droit pénal », le 05 mars 2020 

    Organisé par l'AFDP avec le soutien de l'ENM et de l'ENPJJ sous la direction de Julie Alix et Audrey Darsonville

    Nicolas Derasse, « Le sens de la longue peine », le 14 juin 2019 

    Colloque organisé sous la direction scientifique d’Evelyne Bonis, Professeur, Université de Bordeaux et Nicolas Derasse, Maître de conférences, Université de Lille.

    Nicolas Derasse, « Droit et Histoire. Entre normes et transgressions », le 11 janvier 2019 

    Séminaire organisé par l'ED Sciences de l'Homme et de la Société, l'IRHiS et le Centre d'Histoire Judiciaire sous la direction de Catherine Denys, Farid Lekéal et Hervé Leuwers

    Nicolas Derasse, « Le parcours d’exécution de peine », le 19 octobre 2018 

    Evénement organisé par la Mission de recherche Droit et Justice, l'Institut de Préparation à l'administration générale, l'Institut de criminologie, l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire, le LERADP et le Centre d'Histoire Judiciaire

    Nicolas Derasse, « Société d'histoire du droit. Conférences 2018-2019 », le 13 octobre 2018 

    6 séances, du 13 octobre 2018 au 16 mars 2019. Les Journées annuelles de la Société auront lieu à Clermont-Ferrand, du 23 au 26 mai 2019, sur le thème : « La culture juridique européenne, entre mythes et réalités ».

    Nicolas Derasse, « Italia-Francia allers-retours : influenze, adattamenti, porosità », le 21 septembre 2018 

    Organisé par le Hi-D - Carnet de recherche pour la valorisation de la formation et de la recherche en histoire du droit et des idées politiques

    Nicolas Derasse, « L’histoire de la peine », Cycle de conférences au centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) à l’attention des personnes détenues, Bapaume, le 01 mai 2017 

    Nicolas Derasse, « Les ressorts de l'extraordinaire. Police et justice dans la fabrique de l'exception », le 30 mars 2017 

    Colloque organisé par le CTHDIP

    Nicolas Derasse, « Pensées et politiques réformatrices dans le domaine pénal et pénitentiaire », le 14 décembre 2016 

    L’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire et le Centre Aquitain d’Histoire du droit organisent les 14 et 15 décembre 2016 les 4e journées internationales de la recherche en milieu pénitentiaire

    Nicolas Derasse, Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez, Sophie Victorien, « Jean-Claude Vimont. Un éclaireur chez Criminocorpus (introduction et animation de la table ronde) », Un historien par-delà les hauts murs : hommage à Jean-Claude Vimont, Rouen, le 16 novembre 2016 

    Nicolas Derasse, « Les avocats en temps de guerre. Représentations d'une profession face à la crise », le 11 décembre 2014 

    Nicolas Derasse, « Du lieutenant criminel au juge d’instruction », le 11 janvier 2013 

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Nicolas Leblanc, Les regards croisés de Louis-Mathurin Moreau-Christophe et Charles-Jean-Marie Lucas sur la réforme pénitentiaire française au XIXème siècle, soutenue en 2020 à Poitiers sous la direction de Didier Veillon et Laurence Leturmy présidée par Pascal Vielfaure, membres du jury : Paul Mbanzoulou (Rapp.)   

    Charles Lucas (1803-1889) et Louis Mathurin Moreau-Christophe (1797-1881) sont des hauts fonctionnaires de l'Inspection générale des prisons auprès du ministère de l'Intérieur. Ils jouent un rôle de premier ordre dans la réforme pénitentiaire débattue au XIXème siècle. Ainsi, sous la monarchie de Juillet, participent-ils activement à la conception et à la mise en place du nouveau système d'exécution des peines. D'une part, ils confirment la place centrale de l'emprisonnement et de son application cellulaire dans l'échelle des peines. Les deux hommes s'opposent toutefois farouchement sur l'étendue de l'isolement en cellule et de ses modalités pratiques. D'autre part, ils oeuvrent en faveur d'une administration centralisée ayant une pleine autorité sur les maisons centrales et les prisons départementales. Charles Lucas et Louis Mathurin Moreau-Christophe sont les auteurs d'une littérature féconde. Ce travail donne à voir deux autres corpus méconnus de leur engagement dans cette réforme pénitentiaire. D'abord, leurs interventions au sein du Conseil des inspecteurs généraux des prisons, organe de conseil auprès du ministre de l'Intérieur sous la monarchie de Juillet. Ensuite, leurs rapports d'inspection relatifs aux prisons départementales dont les archives départementales françaises conservent des traces. La lecture de ces trois sources montre que Charles Lucas et Louis Mathurin Moreau-Christophe interviennent aussi bien dans la conception, l'élaboration et l'exécution des règlementations des prisons.