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Mita Manouvel

Maître de conférences, Droit public.

Université de La Réunion · UFR Droit et Economie Centre de Recherche Juridique — CRJ
Université de La RéunionUFR Droit et EconomieCentre de Recherche Juridique

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Les opinions séparées à la Cour internationale comme instrument de contrôle du droit international prétorien par les États, soutenue en 2002 à La Réunion sous la direction de André Oraison 

    Le règlement judiciaire international est né en 1920, avec la décision des États signataires du Pacte de la SDN de créer une Cour internationale. Pour la première fois, était créée une juridiction internationale préexistant aux litiges, composée de juges de nationalités différentes, ayant un caractère permanent et une vocation universelle. Avec la naissance du règlement judiciaire surgissait toutefois une donnée nouvelle qui n'existait pas ou qui existait à un degré bien moindre dans le règlement arbitral, à savoir la possibilité d'une véritable création prétorienne en matière de droit international. La création prétorienne en droit international ne s'exerçant pas sous le contrôle d'un législateur proche, unique et homogène comme c'est le cas dans les ordres internes, elle risque d'apparaître comme n'étant pas autre chose qu'un choix entre des thèses antagonistes soutenues par des fractions différentes du législateur international. Aussi, les États auteurs du Statut, au premier rang desquels les grandes Puissances, ont-ils simultanément mis en place un dispositif visant à les protéger de cette création prétorienne et à maintenir leur droit exclusif de création et d'interprétation du droit. Le droit pour les juges de joindre des opinions séparées motivées aux décisions de la Cour internationale joue un rôle fondamental dans ce dispositif en ce que ces opinions permettront, le cas échéant, de relativiser la portée d'une décision au point de l'empêcher d'acquérir valeur de précédent. Cette programmation des opinions séparées comme instrument de contrôle du droit international démontrera son efficacité dans bien des domaines, notamment ceux les plus propices à la création prétorienne du droit international, comme l'appréciation par la Cour de l'étendue de sa propre juridiction, la détermination de la coutume internationale et la place à accorder, en droit positif, aux décisions des organes politiques de l'organisation internationale auprès de laquelle la Cour fonctionne.

  • Ouvrages

    Mita Manouvel, André Oraison, Le territoire d'outre-mer des terres australes et antarctiques françaises: aspects de droit interne et aspects de droit international, Université de La Réunion, 2023, 219 p.   

    Mita Manouvel, Les opinions séparées à la Cour internationale comme instrument de contrôle du droit international prétorien par les États: un instrument de contrôle du droit international prétorien par les États, BU Espace Océan Indien et Université de La Réunion, 2011, Logiques juridiques, 622 p.   

    Mita Manouvel, Les opinions séparées à la Cour internationale: un instrument de contrôle du droit international prétorien par les États, L'Harmattan, 2005, Logiques juridiques, 381 p. 

    Mita Manouvel, Laurent Gallard, L'analyse du traité instituant la S.A.D.C. à la lumière du traité de l'Union européenne,, 1998 

    Mita Manouvel, André Oraison, Le territoire d'outre-mer des terres australes et antarctiques françaises: aspects de droit interne et aspects de droit international,, 1998, 77 p. 

  • Articles

    Mita Manouvel, « Piraterie maritime, droit international, droits internes et volonté politique », Annuaire du droit de la mer, Institut du droit économique de la mer (INDEMER) (Monaco) ; A. Pedone (Paris et France) , 2009, n°14 

    Mita Manouvel, « Le nouveau statut du Territoire d'outre-mer des Terres australes et antarctiques françaises instauré par la loi du 21 février 2007 », Revue juridique de l'Océan Indien, Association LexOI, « Le droit dans l'Océan Indien » (Sainte-Denis, La Réunion et France) , 2007, n°07   

    Mita Manouvel, Eric Naim-Gesbert, Mita Manouvelle, « Le double visage de la réserve naturelle des Terres australes françaises. », Revue juridique de l'environnement (RJE), Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2007, n°4, pp. 445-455   

    Un décret du 3 octobre 2006 fait des Terres australes françaises une réserve naturelle. Ces Terres se composent de plusieurs groupes d'îles (deux archipels : Kerguelen et Crozet, deux îles : Saint-Paul et Amsterdam). Une partie du continent antarctique - la Terre Adélie - non visée par le décret, forme avec ces îles les Terres australes et antarctiques françaises. La réserve naturelle est l'instrument privilégié de la préservation du patrimoine écologique. Elle permet l'établissement d'un nouvel ordre juridique conciliant les exigences de la préservation de la biodiversité tout en maintenant les potentialités d'exploitation des ressources halieutiques. En effet, si la réserve naturelle des Terres australes est bien une réserve nationale terrestre, elle n'est pas une réserve maritime.

  • Articles

    Pierre-Michel Eisemann, Nicolas Boeglin-Naumovic, Alessandro Buzzi, Karine Bannelier, Michel Cosnard, Bibliographie critique, Paris : CNRS Editions, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 854-907  

    Eisemann Pierre Michel, Boeglin-Naumovic Nicolas, Buzzi Alessandro, Bannelier-Christakis Karine, Cosnard Michel, Daudet Yves, Decaux Emmanuel, Ecalle Adeline, Gérard Caroline, Legendre Mathilde, Maljean-Dubois Sandrine, Manouvel Mita, Morosoli Anthony, Moulier Isabelle, Peyro Llopis Ana, Robert Sabrina, Tardieu Aurélie, Tigroudja Hélène. Bibliographie critique. In: Annuaire français de droit international, volume 48, 2002. pp. 854-907.

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Ahmed Ali Abdallah, Le statut juridique de Mayotte. Concilier droit interne et droit international ; réconcilier la France et les Comores, soutenue en 2011 à La Réunion sous la direction de Laurent Sermet présidée par Patrick Charlot, membres du jury : Sylvie Torcol, Jean-Baptiste Seube et Anil Gayan   

    Tout semble avoir été dit sur Mayotte, les Comores et la France, or le statut juridique de ce territoire n'a pas encore livré tous ses secrets, ni épuisé tous ses effets. La problématique générale de cette thèse consiste à savoir comment ce statut juridique de Mayotte peut rendre compte de la double identité, de la double appartenance de cette île. La réponse à cette question générale se décline en deux aspects très complémentaires : 1) Peut-on penser Mayotte abritée du droit international ? La réponse à cette question est négative ; 2) Peut-on penser Mayotte uniquement par référence au droit de l'État français ? Là aussi, la réponse est négative. La thèse défendue s'illustre comme suit : elle préconise la vocation internationale du statut de Mayotte et la vocation franco-comorienne de celui-ci. La vocation internationale du statut de Mayotte part de l'idée qu'il faut, aujourd'hui, dépasser le statu quo qui préside au différend territorial entre la France et les Comores. Ce statu quo est l'expression d'un antagonisme et d'un « silence » sur les rapports entre droit interne et droit international. Ce « silence » montre une opposition entre les Comores pro-internationalistes et la France, pro-interniste. Aucun dialogue ne s'ensuit. Les solutions du droit international sont au nombre de deux : une solution stricte, par application du principe de l'uti possidetis juris, soit le rattachement du territoire de Mayotte aux Comores. Une seconde solution très innovante consisterait en l'exercice d'une co-souveraineté franco-comorienne sur Mayotte. En l'état des forces politiques, les solutions du droit international paraissent délicates à mettre en oeuvre. Aussi la thèse du maintien de Mayotte française semble devoir l'emporter, mais dans une perspective modernisée. Voilà quelle pourrait être l'issue du dialogue droit interne et droit international. La vocation franco-comorienne de Mayotte signifie que le maintien de Mayotte française doit se penser en termes de double appartenance. Le renoncement, accepté par l'État comorien, devra être accompagné d'une coopération internationale bilatérale forte. C'est pourquoi le statut mahorais doit se penser en termes de double identité. Dans ces conditions, un dialogue véritable entre l'État français et l'État Comorien sur Mayotte française serait établi. On peut penser ce dialogue durable car il ne tend à donner une satisfaction exclusive ni à l'un ou ni à l'autre des protagonistes. Autant le dialogue droit interne et droit international favorise les intérêts de l'État français ; autant le dialogue qui s'ensuit doit satisfaire les deux parties. Ainsi, afin de répondre aux interrogations soulevées par notre problématique et pour mieux les appréhender, notre étude est divisée en deux parties. La première est consacrée à la vocation internationale du statut de Mayotte. La deuxième partie présente la vocation franco-comorienne du statut de cette île.