Abstention croissante, défiance envers l’élite politique, faiblesse de l’engagement militant, augmentation des manifestations protestataires, apparaissent, parmi d’autres, comme les signes d’une remise en cause de la démocratie représentative. Ces difficultés, principalement liées à la participation politique et à la représentation, sont-elles pour autant la traduction d’une apathie politique des citoyens et doivent-elles être envisagées comme la fin d’un modèle classique de gouvernement ?Pour répondre à cette interrogation, l’étude présente, dans un premier temps, un bilan mais envisage également, dans un second temps, des perspectives pour la démocratie représentative. La crise de la représentation se manifeste principalement par une contestation de l’élection et des représentants, mais elle prend corps également à travers l’interférence d’éléments nouveaux qui entraîne immanquablement des conséquences sur le modèle classique. De plus, le concept de citoyenneté connaît aussi une crise ; ce concept est à la fois dépassé dans sa stricte dimension politique tout comme dans ses manifestations. Cependant, malgré ces difficultés et l’accumulation de phénomènes qui semblent pourtant tendre à un dépassement du concept classique, la démocratie représentative apparaît toujours comme un système de gouvernement efficace. Toutefois, pour être consolidée, elle doit aboutir à une plus juste représentation, à une efficacité réelle de la part des élus dans leurs politiques, mais elle doit aussi garantir aux citoyens une meilleure participation à la vie politique.