En Thaïlande, les agents contractuels sont confrontés à des difficultés inhérentes à leur statut juridique. Ces défis complexes nécessitent une analyse rigoureuse, car ils exercent une influence significative sur la gestion des affaires publiques, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources humaines au sein du secteur public dans toutes ses dimensions. Cette thèse s'appuiera sur les théories du service public, les principes de la gestion des agents publics et les modèles de classification des agents publics, pour examiner les problèmes liés au système de classification de la fonction publique en Thaïlande, caractérisé par plusieurs statuts d'agents contractuels, dans le but de développer un régime plus approprié et adapté pour ces agents dans le secteur public. En Thaïlande, comme en France, la fonction publique est divisée en deux catégories principales, selon la relation juridique avec l'État : les fonctionnaires et les agents contractuels. Cependant, la gestion du personnel contractuel en Thaïlande se révèle plus complexe, avec une classification en quatre catégories distinctes d'agents contractuels : les agents contractuels ordinaires, les agents contractuels permanents, les agents contractuels provisoires et les agents contractuels des organisations décentralisées. Cette classification multiple entraîne une complexité dans la gestion du personnel en Thaïlande et soulève des questions sur la gestion du système des agents contractuels, notamment en ce qui concerne la gestion, les droits et responsabilités, la discipline du personnel, ainsi que la gestion globale des ressources humaines. La variété des statuts et des conditions de travail des agents contractuels nécessite une approche différenciée et adaptable, tant pour garantir l'efficacité administrative de l'État que pour assurer la justice et l'équité au sein du personnel. De plus, la conception du pouvoir en ce qui concerne le choix du statut juridique dans la fonction publique montre que l'État choisit souvent le statut juridique de chacun pour des raisons budgétaires, sans tenir compte des tâches spécifiques associées à ces positions. En d'autres termes, bien que l'État ait la possibilité de choisir entre différents modèles statutaires, il semble manquer d'une logique statutaire cohérente et raisonnée, du moins dans le contexte thaïlandais. Par conséquent, on observe que, bien que les fonctionnaires et les agents contractuels des quatre catégories soient souvent chargés des mêmes tâches, ils bénéficient de conditions de travail plus ou moins différentes. Cela aggrave encore les problèmes de gestion de la fonction publique en Thaïlande. De plus en plus, l'adoption du régime des agents contractuels en Thaïlande a augmenté progressivement. Par exemple, en 2004, parmi un total de 1 474 659 personnes dans la fonction publique, on comptait 1 206 573 fonctionnaires et 268 068 agents contractuels, soit respectivement 81,8 % et 18,2 % des effectifs. Contrairement à 2020, où la fonction publique comptait 2 177 018 personnes, tous statuts confondus, avec 1 361 662 fonctionnaires et 755 356 agents contractuels, soit respectivement 64,3 % et 35,7 % des effectifs. On peut constater que le nombre de fonctionnaires diminue progressivement, car l'État a recruté de plus en plus d'agents contractuels, à la fois pour remplacer les fonctionnaires et pour gérer les services provisoires afin d'économiser le budget. L'augmentation progressive du nombre d'agents contractuels, bien qu'elle ait permis à l'État de réduire ses dépenses, a également aggravé les inégalités entre fonctionnaires et contractuels en matière de droits et de conditions de travail. Cette situation a soulevé des questions dans le secteur public, car, en général, les personnes qui travaillent pour l'État sont censées avoir une relation juridique unilatérale, définie par la loi ou les règlements. Ainsi, la montée en nombre des agents contractuels pose un problème théorique qui ne peut être ignoré et nécessite une gestion rigoureuse. Il devient donc indispensable d'examiner en profondeur le cadre juridi