« L'associé face aux difficultés de sa société en droit OHADA ». A la lumière de l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d'intérêt économique, et surtout de l'Acte uniforme relatif au droit des procédures collectives et d'apurement du passif, il importe de relever que l'initiative de la création des sociétés est l'uvre des associés qui, suivant la considération stricte du droit des sociétés, en demeurent en amont comme en aval des vrais bénéficiaires. Il va sans dire que les bénéfices et les économies générés par la société leurs sont incontestablement profitables. Ainsi, comme un véritable sapeur-pompier, à travers le déclanchement de la procédure d'alerte, où l'on observe, à chaque instant que la pérennisation de la société est compromise, que l'associé est appelé à jouer un rôle indispensable pour assurer la sauvegarde de la société ; il en est par exemple dans les sociétés autres que celles par actions, où il est permis à tout associé non gérant de pouvoir, deux fois par exercice, poser par écrit des questions au gérant sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l'exploitation. En effet, les rapports faits par les dirigeants sociaux peuvent conduire les associés à initier contre ces derniers les actions en comblement du passif, sans préjudice aux dommages et intérêts, voir même des actions pénales, lorsque leur responsabilité fautive est avérée ; à la limite, les associés peuvent agir soit non seulement par le moyen des apports nouveaux, soit par l'organisation des redressements préventifs ou curatifs, et mais aussi et surtout de l'ouverture proprement dite des procédures collectives, afin de fermer la porte aux actions individuelles de créanciers, auxquelles l'implication de l'associé reste très active, etc
Par ailleurs, lorsque la sauvegarde de la vie de la société parait impossible, durant la procédure de la liquidation des biens sociaux, le rôle de l'associé reste encore très remarquable à travers l'étendue de sa responsabilité, où celui, ayant une responsabilité solidaire et illimitée, est appelé à participer personnellement à l'apurement du passif, en raison du fait que son patrimoine personnel n'en reste pas moins épargné
le sort des autres époux et des ayants droits et ayants cause sont à mieux élucider dans un environnement des affaires à multiples risques juridiques et judiciaires. Aussi, l'on note que plusieurs contentieux naissent autour de la contribution aux pertes, alors qu'elle est une obligation intimement liée au partage des bénéfices, car autant que les associés s'unissent pour le meilleur, ils sont sensés d'accepter le pire né de l'exploitation sociale. Ainsi, clarifier le rôle de l'associé au prisme des multiples difficultés qui peuvent secouer la vie de la société retient vivement mon attention dans le cadre du droit OHADA, où les Etats membres, majoritairement anciennes colonies françaises, sont appelés à faire application d'un nouveau droit moderne largement inspiré par le droit français. Tout compte fait, penser à structurer les différentes interventions individuelles ou collectives des associés à travers une recherche définie n'est pas dépourvu d'importance dans le contexte actuel de la mondialisation de l'économie.