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Benjamin Blaquière

Professeur, Droit public.

Centre de Recherches Juridiques — CRJ
Sciences Po GrenobleCentre de Recherches Juridiques
Droit administratif Droit public des affaires Droit administratif des biens Droit de la défense Droit de la vie politique Droit des contrats publics

Actualités scientifiques

Colloque
10 oct. 2025 · Toulouse
Journée d'étude
21 mars 2025 · Sceaux Cedex
Colloque
31 mai 2024 · Saint-Denis

Responsabilités

Responsabilités administratives et scientifiques

  • Directeur du Master "Management des collectivités territoriales" de Sciences Po Grenoble

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La théorie de l’accessoire en droit administratif, soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Benoît Plessix, membres du jury : Caroline Chamard-Heim (Rapp.), Marion Ubaud-Bergeron (Rapp.), Norbert Foulquier et Yves Gaudemet  

    Comme en droit privé, la théorie de l’accessoire s’exprime en droit administratif par l’adage "accessorium sequitur principale", selon lequel "l’accessoire suit le principal". Son utilisation dans cette matière est, si ce n’est croissante, tout du moins de plus en plus consciente. Tant le juge que la doctrine s’y réfèrent aujourd’hui volontiers pour justifier diverses solutions, appliquées le plus souvent de longue date – par exemple pour étendre la qualification de "contrat administratif" ou l’application du régime de la domanialité publique –, mais pour lesquelles on avait jusqu’alors omis de leur trouver un fondement. Cette utilisation demeure néanmoins assez largement impressionniste, dès lors que ne sont véritablement déterminés, ni ce qu’est un élément "accessoire", ni ce que signifie "suivre le principal", ni encore moins la raison pour laquelle l’accessoire devrait le suivre. Noyée dans un chaos de procédés juridiques voisins, et de solutions jurisprudentielles non ou peu motivées, la théorie de l’accessoire peut apparaître in fine comme un simple artifice argumentatif. Cette étude poursuit ainsi un triple objectif. Tout d’abord, faciliter l’identification des situations d’accessoriété, c’est-à-dire des situations dans lesquelles un élément peut être appréhendé comme étant l’accessoire d’un autre, de façon à pouvoir anticiper quand la théorie de l’accessoire est amenée à jouer. Ensuite, identifier les effets juridiques qui peuvent lui être imputés, de manière à saisir ce qu’il est possible d’attendre d’elle. Enfin, mettre en lumière les fonctions qu’elle remplit, afin de comprendre sur quel fondement et dans quel but elle est susceptible d’être mise en œuvre.

  • Ouvrages

    Benjamin Blaquière, Les 100 mots du droit administratif, Presses Universitaires de France, 2024, Que sais-je ? (Droit), 126 p.  

    Qu'est-ce que le droit administratif ? C'est la branche du droit public qui réunit l'ensemble des règles qui définissent les droits et les obligations de l'administration. Il régit ainsi les rapports entre les citoyens et l'État en tentant d'adopter le juste équilibre entre la protection des droits individuels et ce qu'exige l'intérêt général. Pour saisir ses enjeux, il faut revenir au vocabulaire et aux concepts qui lui sont propres - et dépasser leur apparente austérité. Qu'est-ce qu'un « acte » ou un « contrat » administratifs ? Que signifient la « responsabilité » et le « contentieux » dans ce droit ? Et que recouvre au juste le terme « administration » ? Ni manuel ni dictionnaire, ce petit vade-mecum invite à se familiariser avec le droit administratif. Benjamin Blaquière met l'accent sur des principes-clés, tout en ne manquant pas de mettre au jour les nombreux enjeux politiques sous-jacents de ce droit qui est une spécificité française

    Benjamin Blaquière, La théorie de l'accessoire en droit administratif, LGDJ et un savoir-faire de Lextenso, 2022, Bibliothèque de droit public, 520 p. 

    "Commune à toutes les branches du droit, la théorie de l'accessoire est une règle juridique selon laquelle « l'accessoire suit le principal ». Son utilisation en droit administratif, après n'avoir longtemps été qu'implicite, est aujourd'hui de plus en plus assumée, tant par la doctrine que par le juge, pour justifier soit l'extension d'une qualification juridique, soit l'autorisation d'adjoindre l'accessoire au principal. Cette immixtion dans le discours juridique ne s'est cependant pas accompagnée d'un réel effort de conceptualisation, ce qui n'est pas sans poser quelques difficultés. Cette étude, susceptible d'intéresser tant le chercheur que le praticien, vise en premier lieu à rationaliser l'application de cette règle, en déterminant les situations dans lesquelles elle peut jouer, mais aussi en délimitant strictement le champ de ses effets. Plus largement, elle vise également à en interroger la légitimité, ainsi qu'à en cerner les limites. Plusieurs points saillants ressortent de cette recherche. En droit administratif, la théorie de l'accessoire trouve à s'appliquer principalement dans trois domaines : les immeubles, les activités et les contrats. En matière contractuelle néanmoins, son utilisation se montre particulièrement singulière. Dans tous les cas, elle se distingue très clairement de l'indissociabilité, avec laquelle elle est bien souvent confondue, ainsi que de la logique consistant à offrir une tolérance en présence d'un accessoire secondaire ou marginal. Sa fonction principale, enfin, est d'accommoder le champ d'application des règles auxquelles elle s'applique par rapport aux fins qui ont justifié leur édiction ; constituant en cela une règle d'interprétation des normes foncièrement pragmatique"

    Benjamin Blaquière, Benoît Plessix, Caroline Chamard-Heim, Marion Ubaud-Bergeron, Norbert Foulquier [et alii], La théorie de l'accessoire en droit administratif, 2018, 659 p. 

    Benjamin Blaquière, Jean-Jacques Bienvenu, L'affectation à l'utilité publique,, 2013, 121 p. 

  • Articles

    Benjamin Blaquière, « L'exception prudentielle administrative : le droit pour l'administration de désobéir à la loi, au nom de la prudence », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2025, n°06, p. 993  

    Benjamin Blaquière, « La prise en compte de la destinée du contrat dans le calcul de l'indemnisation du candidat irrégulièrement évincé »: Note sous la décision CE, 24 avril 2024, n° 472038, Commune de La Chapelle d'Abondance, Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2025, n°103 

    Benjamin Blaquière, « Destinée du contrat irrégulier dans le calcul de l'indemnisation du candidat évincé », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2025, n°02, p. 103  

    Benjamin Blaquière, « L’indemnisation du concurrent irrégulièrement évincé : un régime à repenser », Contrats et marchés publics , Éditions du Juris-classeur , 2024, n°43 

    Benjamin Blaquière, « Clarification (très partielle) des critères d'identification des transactions administratives »: note sous la décision TC, 07 février 2022, no 4233, SARL Guyacom, Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°731 

    Benjamin Blaquière, « Obligation du port du masque en extérieur : retour salutaire à une application rigoureuse de l’exigence de proportionnalité des mesures de police »: note sous la décision CE, ord. réf., 11 janvier 2022, no 460002, M. B., JCP G 2022, La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°11367 

    Benjamin Blaquière, « La licence d'office dans l'intérêt de la santé publique et l'accès aux médicaments », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2021, n°06, p. 1059  

    Benjamin Blaquière, « Le seuil de représentativité dans les scrutins proportionnels : un instrument démocratique paradoxal », Revue française de droit constitutionnel, Presses universitaires de France (Puf) , 2021, n°127, pp. 25-43 

    Benjamin Blaquière, « Utiles précisions sur la répression administrative susceptible de frapper l’employeur d’un étranger non autorisé à travailler en France »: note sous les décisions CE, Ass., 12 octobre 2018, no 408567, SARL Super Coiffeur et CE, 26 novembre 2018, no 403978, Sté Boucherie de la paix, Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2019, n°28, pp. 41-44 

    Benjamin Blaquière, « L’exécution forcée par la voie administrative des lois dépourvues de sanction : une nouvelle lecture de la décision Société immobilière de Saint-Just », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger, Chevalier-Marescq - V. Giard & E. Brière - M. Giard - LGDJ , 2018, n°4  

  • Communications

    Benjamin Blaquière, « Les spécificités de la commande publique de défense », le 10 octobre 2025 

    Colloque organisé par l'AFDSD, l'IMH et l'Ecole de droit de l'Université Toulouse 1 Capitole, sous la direction scientifique des Pr Grégory Kalflèche et Pierre Blanquet.

    Benjamin Blaquière, « La prudence en droit administratif », le 21 mars 2025 

    Journée d'études organisée par Jean-Hugues Barbé, Maître de conférences en droit public, Université Paris-Saclay, IEDP.

    Benjamin Blaquière, « Le localisme dans le droit de la commande publique », le 31 mai 2024 

    Colloque organisé par Benjamin Blaquière, Maître de conférences à l’Université Paris 8.

Encadrement doctoral

  • Rapporteur

    Cloé Mangeolle, La commande publique locale au service de la protection de l'environnement, soutenue en 2025 à Reims sous la direction de Denis Jouve et Line Touzeau-Mouflard présidée par Seydou Traoré, membres du jury : Hélène Hoepffner (Rapp.), Marianne Moliner  

    Son omniprésence dans l’actualité et sa difficile conciliation avec les intérêts économiques fait de l’environnement un champ d’études captivant. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans la préservation de l'environnement en utilisant la commande publique. Cette étude soulève plusieurs questions déterminantes, notamment relatives à la légitimité de ces acteurs dans la prise en charge de tels enjeux, aux outils juridiques à leur disposition, aux obstacles qu'elles peuvent rencontrer et aux résultats concrets de leurs actions en termes de protection de l'environnement.Cette démonstration analyse la dynamique d’environnementalisation de la commande publique aux fins de révéler les conditions d’une utilisation efficace de cette dernière comme levier de protection de l’environnement. Il s’agit de mettre en lumière sa portée réelle et ses limites. Ainsi, la présente recherche vise à apprécier et mesurer la capacité des contrats de la commande publique à être des vecteurs de la protection de l’environnement à l’échelon local tout en étudiant la manière dont s’en saisissent les collectivités territoriales.Malgré une tentative d’environnementalisation de la commande publique locale, des réticences à cette environnementalisation persistent. Les tensions entre exigences de performance économique et impératifs environnementaux invitent à repenser la logique même de la commande publique. La place depuis trop longtemps modeste des considérations liées à l'environnement en droit de la commande publique rend l’utilisation des contrats de la commande publique locale limitée, en dépit de ses potentialités.

  • Membre du jury

    Cloé Mangeolle, La commande publique locale au service de la protection de l'environnement, soutenue en 2025 à Reims sous la direction de Denis Jouve et Line Touzeau-Mouflard présidée par Seydou Traoré, membres du jury : Hélène Hoepffner (Rapp.), Marianne Moliner  

    Son omniprésence dans l’actualité et sa difficile conciliation avec les intérêts économiques fait de l’environnement un champ d’études captivant. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans la préservation de l'environnement en utilisant la commande publique. Cette étude soulève plusieurs questions déterminantes, notamment relatives à la légitimité de ces acteurs dans la prise en charge de tels enjeux, aux outils juridiques à leur disposition, aux obstacles qu'elles peuvent rencontrer et aux résultats concrets de leurs actions en termes de protection de l'environnement.Cette démonstration analyse la dynamique d’environnementalisation de la commande publique aux fins de révéler les conditions d’une utilisation efficace de cette dernière comme levier de protection de l’environnement. Il s’agit de mettre en lumière sa portée réelle et ses limites. Ainsi, la présente recherche vise à apprécier et mesurer la capacité des contrats de la commande publique à être des vecteurs de la protection de l’environnement à l’échelon local tout en étudiant la manière dont s’en saisissent les collectivités territoriales.Malgré une tentative d’environnementalisation de la commande publique locale, des réticences à cette environnementalisation persistent. Les tensions entre exigences de performance économique et impératifs environnementaux invitent à repenser la logique même de la commande publique. La place depuis trop longtemps modeste des considérations liées à l'environnement en droit de la commande publique rend l’utilisation des contrats de la commande publique locale limitée, en dépit de ses potentialités.