Nés dans un monde en convulsion, nous baignons dans une ambiance macabre où la mort hante nos réflexions. Pandémies, dérèglements climatiques, guerres, etc., la vie, fragile esquisse, semble s'accélérer vers le néant. Dans ce climat d'incertitude, se pose la question de notre rapport à la mort, mystère qui fascine autant qu'il effraie. La perception de la mort, en mutation constante, façonne les cadres juridiques et éthiques entourant la fin de vie. Cette thèse explore cette relation complexe, retraçant la transformation historique de la culture de la mort, des pratiques ancestrales aux technologies modernes. Comment le droit a-t-il intégré la mort à travers les âges, adaptant ses normes face à l'évolution des rituels funéraires, croyances religieuses, avancées médicales et enjeux sociétaux ? L'alliance de l'histoire, du droit, des sciences médicales, de la philosophie, de l'éthique et de la religion stimule un dialogue constructif entre les cultures et un échange d'idées, essentiels pour lutter contre l'inertie de la fatalité. …/…Cette thèse révèle la nature dynamique de la culture de la mort, son adaptation aux progrès scientifiques et aux réflexions philosophiques et sociales. Elle montre comment les perceptions de la mort influencent les conceptions de la personne, de la dignité et de l’autonomie, et l’ascendant de l’idéal du « moi » où l’individualisme prime, menaçant la cohésion sociale. Elle plaide pour une approche holistique de la culture de la mort, embrassant des dimensions plurielles. Un dialogue interdisciplinaire est crucial pour cerner les enjeux de la fin de vie et relever les défis éthiques et juridiques, dans le respect et la dignité.