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Gilles Grécourt

Maître de conférences, Droit privé et sciences criminelles.

Université de PoitiersIUT Poitiers Niort ChâtelleraultISCRim'

Actualités scientifiques

Journée d'étude
14 nov. 2024 · Poitiers

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'évolution de la notion de violence à l'aune du droit pénal, soutenue en 2012 à Poitiers sous la direction de Michel Danti-Juan présidée par Laurence Leturmy, membres du jury : Jean Danet (Rapp.), Thierry Garé (Rapp.), Yves Cartuyvels  

    À rebours de l'enseignement des historiens, selon lequel les sociétés se pacifient à mesure que leurs mœurs s'affinent, notre société contemporaine semble en proie à une violence omniprésente. Pour autant, ni le scientifique ni le profane n'est véritablement dans l'erreur, car la notion de violence revêt une dimension subjective qui la rend susceptible de variations considérables selon les époques et les communautés. Cette subjectivité dont est empreinte la notion, le droit pénal, ne s'en accommode que difficilement. Fidèle aux principes qui le fondent, et le préservent de l'arbitraire, le droit pénal se doit de définir avec clarté et précision les comportements qu'il entend réprimer. Or, pas plus que la jurisprudence, le législateur n'a pris soin de définir la notion de violence. Pourtant, celle-ci irradie le Code pénal et connaît de surcroît un emploi inflationniste au sein de l'hémicycle, comme en témoigne la répression des violences routières, conjugales, urbaines, scolaires, sportives… S'il est de son office d'encadrer les évolutions de la société, le droit pénal ne doit cependant pas en accompagner les dérives avec bienveillance. Ne serait-ce parce qu'en matière de violence, il souffrirait immanquablement de se voir reprocher celle qui, originellement, est la sienne

  • Ouvrages

    Gilles Grécourt, Michel Danti-Juan, L'évolution de la notion de violence à l'aune du droit pénal,, 2012, 426 p. 

    A rebours de l'enseignement des historiens, selon lequel les sociétés se pacifient à mesure que leurs moeurs s'affinent, notre société contemporaine semble en proie à une violence omniprésente. Pour autant, ni le scientifique ni le profane n'est véritablement dans l'erreur, car la notion de violence revêt une dimension subjective qui la rend susceptible de variations considérables selon les époques et les communautés. Cette subjectivité dont est empreinte la notion, le droit pénal, ne s'en accomode que difficilement. Fidèle aux principes qui le fondent, et le préservent de l'arbitraire, le droit pénal se doit de définir avec clarté et précision les comportements qu'il entend réprimer. Or, pas plus que la jurisprudence, le législateur a pris soin de définir la notion de violence. Pourtant, celle-ci irradie le Code pénal et connaît de surcroît un emploi inflationniste au sein de l'hémicycle, comme en témoigne la répression des violences routières, conjugales, urbaines, scolaires, sportives... S'il est de son office d'encadrer les évolutions de la société, le droit pénal ne doit cependant pas en accompagner les dérives avec bienveillance. Ne serait-ce parce qu'en matière de violence, il souffrirait immanquablement de se voir reprocher celle qui, orginellement, est la sienne.

  • Communications

    Gilles Grécourt, « Approche pluridisciplinaire des violences », le 14 novembre 2024 

    XXIVèmes journées d’étude organisées par l’Institut de sciences criminelles - ISC, Université de Poitiers sous la direction scientifique de Laurence Leturmy

    Gilles Grécourt, « Quelle place pour les alternatives à la prison au seuil du XXIe siècle ? », le 14 octobre 2016 

    XXIe journée d’études de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers