L’activité de distribution d’assurance est exercée traditionnellement à travers deux formes principales d'intermédiation, à savoir le mandat et le courtage. Cependant, d’autres formes de distribution ont vu le jour en dehors de ces deux catégories. Il s’agit notamment des activités de comparateur d’assurance, de conseil, de courtier grossiste et de souscripteur d’assurance de groupe. Or, étant ignoré totalement ou partiellement par le droit positif, ces formes de distribution ont été récemment prises en compte par la directive de distribution d’assurance du 20 janvier 2016 (DDA), laquelle se veut protectrice de tout assuré, quel que soit le canal via lequel le produit d’assurance est distribué. Aussi, ces formes sont régies par plusieurs dispositions juridiques éparses qui leur sont spécifiques. Cette étude propose donc de vérifier si les dispositions précédentes sont suffisantes pour régir les activités exercées à travers les nouvelles formes de distribution et le statut des intermédiaires exerçant ces activités. En réponse aux insuffisances du droit positif, il est proposé, d’une part, d’élargir le domaine du droit de la distribution d’assurance afin de couvrir tous les cas où le professionnel d’assurance exerce à travers les nouvelles formes. Il sera proposé d’autre part, d’adapter le statut d’intermédiaire afin de lever les obstacles liées à l’intégration les professionnels dans l'une des catégories traditionnelles d’intermédiaires d’assurance.