Cette thèse prend pour objet central le logement social, appréhendé à travers l'étude des mécanismes juridiques qui en structurent l'existence, l'évolution et l'accès. Au cur de la réflexion se trouve l'articulation, parfois complexe, entre le droit au logement opposable (DALO) et le logement social, dont il conditionne à la fois la conception et la mise en uvre. L'analyse s'attache ainsi à comprendre comment ce droit influe sur la production de logements, leur répartition territoriale et leurs modalités d'attribution. Dans cette perspective, le travail examine en profondeur les dispositifs encadrant la construction, la rénovation, la mutation de propriété et la gestion du parc social, en évaluant leurs forces et leurs limites au regard des objectifs poursuivis. L'étude du logement social ne peut toutefois se réduire à une approche strictement juridique : elle met également en lumière les interactions étroites entre le droit, l'aménagement du territoire et la politique de la ville, en soulignant la dimension sociologique du sujet, notamment autour de la question de la mixité sociale et des inégalités territoriales. En mobilisant à la fois l'analyse doctrinale, les textes normatifs, la jurisprudence et, lorsque cela est possible, des observations empiriques, cette recherche ambitionne de mettre en évidence les potentialités et les carences du droit positif. Elle entend, ce faisant, proposer des pistes de réforme et contribuer à une meilleure articulation entre logement social, politiques publiques et exigences de solidarité nationale et territoriale.