Contrairement aux théories précédentes qui trouvent l'origine de la durabilité des conflits d'après la guerre froide dans les États africains, exclusivement dans l'activisme des acteurs locaux, notamment les groupes armés, les rébellions, des combattants mobilisables moyennant finances, et des acteurs externes qui sont les réseaux transnationaux de tout ordre, ou tout simplement le nomadisme de la guerre, engendré en partie par la mobilité des acteurs transnationaux, notre contribution à ce débat consistait à pointer et à examiner l'apport négatif des acteurs externes de la crise centrafricaine en termes d’États(le Tchad et le Congo), et en termes d'Organisation Internationale (ONU). En se référent aux résultats de nos travaux, il est clair que: les interventions des Organisations internationales ou des pays tiers dans les conflits armés internes ou régionalisés sont des problèmes à régler, dans la mesure où, d'une part, elles portent en elles, dès le départ, les germes de leurs propres échecs, et d'autre part, elles contribuent à la pérennisation des crises qu'elles prétendent régler.