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Mathilde Szuba

Maître de conférences, Science politique.

Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales — CERAPS
Sciences Po LilleCentre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales

Actualités scientifiques

Journée d'étude
14 fév. 2019 · Lille

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Gouverner dans un monde fini : des limites globales au rationnement individuel, sociologie environnementale du projet britannique de politique de Carte carbone (1996-2010), soutenue en 2014 à Paris 1 sous la direction de Alain Gras et Bruno Villalba présidée par Cécile Blatrix, membres du jury : Andrew Dobson (Rapp.), Michelle Dobré et Ernest García García    

    Au cours des années 2000, les gouvernements britanniques néo-travaillistes de Tony Blair et Gordon Brown ont porté un projet de politique publique appelé «Carte carbone», consistant à instaurer des quotas individuels d’émissions pour les particuliers. Ce projet avait initialement été formulé en 1996 par des chercheurs écologistes qui, en s’inspirant des politiques de rationnement passées, ont contribué à faire émerger un nouveau référentiel d’action publique structuré par l’idée de la finitude du monde. La mise à l’agenda de ce projet par les néo-travaillistes a cependant été suivie d’un travail de réinterprétation des limites environnementales, tendant à mettre à distance l’idée de finitude pour mieux concilier la carte carbone avec le référentiel environnementaliste de la modernisation écologique. Ce travail d’interprétation s’est doublé d’un processus d’aménagement des limites environnementales, encore éloignées par la rencontre du macrosystème énergétique avec les instruments du nouveau management public. Au terme de ce processus, le report sine die de la carte carbone témoigne d’une nouvelle relégation des limites environnementales aux marges de l’action publique. L’étude sociologique de la trajectoire institutionnelle de ce projet d’action publique vise à nourrir une réflexion plus théorique sur les difficultés d’émergence d’un référentiel de la finitude au temps de la crise écologique globale. À la lumière des travaux de la sociologie environnementale, il s’agira de montrer comment les réflexions politiques sur le rationnement participent à la recherche d’autres modalités de gouvernement dans un monde fini.

  • Ouvrages

    Mathilde Szuba, David Smadja, Luc Semal, Lire la pensée écologique, SciencesPo et Les Presses, 2023, 104 p. 

    Mathilde Szuba, Agnès Sinaï (dir.), Politiques de l'anthropocène, SciencesPo les presses, 2021, 597 p.  

    Mathilde Szuba, Agnès Sinaï (dir.), Gouverner la décroissance: politiques de l’Anthropocène III, Sciences po et les presses, 2017, Nouveaux débats, 231 p.  

  • Articles

    Mathilde Szuba, Luc Semal, Bruno Villalba, «  Sobriétés  (2010-2013) : une recherche interdisciplinaire sur l’institutionnalisation de politiques locales de sobriété énergétique », Natures Sciences Sociétés, EDP Sciences, 2014, n°4   

    Mathilde Szuba, Andrew Dobson, Luc Semal, Olivier Petit, « Andrew Dobson: trajectories of green political theory. Interview by Luc Semal, Mathilde Szuba and Olivier Petit », Natures Sciences Sociétés, EDP Sciences, 2014   

  • Communications

    Mathilde Szuba, « Les Gilets jaunes. Enigmes et premières pistes d’analyse », le 14 février 2019 

    Conférence-débat organisée par le CERAPS (UMR 8026), en partenariat avec Médiapart et Médiacités.

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Erica Lynn Frazier, The Green New Deals of Great Britain, Ireland and Northern Ireland : A Critical Discourse Analysis, soutenue en 2017 à Orléans sous la direction de Karin Fischer et John Barry présidée par Gilles Leydier, membres du jury : Neil Carter (Rapp.), Fabian Schuppert   

    Cette thèse suit l’évolution et la transmission du concept de GND à travers le temps et l’espace via l’analyse des documents produits par les groupes GND de Grande Bretagne, d’Irlande et d’Irlande du Nord dans une perspective comparative. La thèse intègre des méthodes quantitatives et qualitatives, dont des entretiens semistructurés, l’analyse lexicométrique et une forme adaptée de l’Analyse Critique du Discours afin de répondre à la question suivante : « Comment les discours et les idéologies des 'Green New Deals' de l'Irlande, la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord peuvent-ils être compris en relation les uns aux autres et dans leurs contextes respectifs ? » La thèse explore l'influence des contextes et des groupes sur les discours et le contenu idéologique des textes Green New Deal, et avance l’argument que bien que les Green New Deals aient, à des degrés divers, le potentiel pour constituer la première étape d'une transition sur le long terme vers une économie politique juste et verte, ils se doivent de développer certains thèmes pour permettre à leur potentiel transformateur d’opérer, au lieu de renforcer les idéologies actuellement dominantes.