En application de la loi n°83-597 du 7 juillet 1983, une société d'économie mixte locale est une personne morale de droit privé dont le capital social est réparti entre des personnes publiques majoritaires et des personnes privées qui s'associent pour gérer une activité liée à l'intérêt général. Ces structures sont soumises au droit commun des sociétés sous réserve des particularités posées par la loi du 7 juillet 1983. Engagements irréfléchis de collectivités territoriales et agissements délictueux commis par des dirigeants sont les principaux événements pour lesquels ces sociétés sont évoquées. C'est pourquoi se pose la question des contrôles de ces structures : vérifier la régularité des différentes opérations qu'elles effectuent, constater d'éventuelles erreurs et les corriger et, à titre préventif, éviter le développement de tels dysfonctionnements. L'étude de l'organisation de ces différents contrôles met en évidence leur multitude. Non seulement, les sociétés d'économie mixte locales sont soumises aux contrôles du droit commun des sociétés (actionnaires, commisaires aux comptes et juges judiciaires). Mais, en plus, en raison de la participation des collectivités locales, des modalités de contrôle supplémentaires existent afin d'instaurer une surveillance accrue des comptes et de la gestion de ces sociétés. Toutefois, cette organisation n'empêche pas l'existence d'irrégularités. L'examen de l'application concrète des différents contrôles, tout en conduisant au constat de l'efficacité de certains d'entre eux, notamment ceux exercés par le commissaire aux comptes et les chambres régionales des comptes, permet de mettre en évidence les raisons de l'inefficacité des contrôles : manque d'information, défaut d'organisation, incompétence et absence d'effets. Dans ces conditions, sont avancées des possibilités de réorganisation visant à l'instauration d'une réelle efficacité des contrôles par suppression, allégement, renforcement ou création.